En bref
EDF exclut désormais les 24 et 31 décembre du tarif rouge de l'option Tempo, évitant ainsi aux 900 000 abonnés concernés des prix jusqu'à quatre fois plus élevés pendant les veilles de fêtes.
Trois points à retenir
- Les 24 et 31 décembre ne pourront plus être classés en jours rouges, même en cas de forte sollicitation du réseau électrique.
- L'écart de prix entre un jour rouge et un jour bleu atteint plus de quatre fois le tarif en heures pleines, soit 0,7295 euro contre 0,1654 euro le kilowattheure.
- La méthode de sélection des 22 jours rouges évolue pour éviter leur concentration en fin d'hiver, comme en mars 2026 où treize jours rouges s'étaient enchaînés.
La réponse en bref
L'électricité sera moins chère les 24 et 31 décembre pour les abonnés Tempo car ces dates sont désormais exclues du classement rouge, évitant le tarif le plus élevé en heures pleines. Toutefois, ces journées pourront être classées blanches, à prix intermédiaire.
Une bonne nouvelle pour certains abonnés EDF à l’approche des fêtes
Décembre rime souvent avec surconsommation électrique. Le four tourne, le chauffage monte en puissance, et les dépenses s’accumulent au pire moment. Pour les clients ayant souscrit à l’option Tempo d’EDF, décembre pouvait même tomber sur les journées les plus onéreuses de l’hiver. Cette année, les choses évoluent dans le bon sens — mais uniquement pour une partie des abonnés.
Cette nouvelle règle sur l’électricité va soulager certains foyers pendant les fêtes
Le dispositif Tempo concerne environ 900 000 clients d’après la Commission de régulation de l’énergie (CRE). Son fonctionnement repose sur un système de trois couleurs de journées : 300 jours bleus aux tarifs les plus bas, 43 jours blancs à prix intermédiaire, et 22 jours rouges, nettement plus coûteux en heures pleines. Ces journées rouges sont réparties entre le 1er novembre et le 31 mars, en dehors des week-ends et des jours fériés.
La grande nouveauté porte sur les 24 et 31 décembre, veilles de Noël et du Nouvel An. Ces deux dates sont désormais exclues du classement rouge, même en cas de forte sollicitation du réseau électrique. Cette décision émane d’une résolution de la CRE datée du 21 octobre 2026, publiée au Journal officiel le 24 octobre et entrée en vigueur dès le 1er novembre. Le régulateur justifie cette mesure en soulignant que « l’adhésion sur le long terme des consommateurs aux offres de flexibilité nécessite d’éviter de telles contraintes perçues comme punitives sur des veilles de fêtes. »
Une électricité jusqu’à quatre fois plus chère : ce qui va changer en décembre
Cette réforme répond directement aux frustrations exprimées l’hiver passé. Le 31 décembre 2025 avait en effet été classé jour rouge, obligeant les abonnés Tempo à surveiller leur consommation pendant le réveillon du Nouvel An. Puis, en mars 2026, treize jours rouges s’étaient enchaînés, week-ends exclus, malgré une demande électrique relativement modérée.
La CRE a reconnu dans son analyse que, bien que ces journées puissent afficher une consommation résiduelle élevée, « appliquer un prix de pointe très dissuasif pendant ces journées crée une forte insatisfaction chez les clients et pourrait nuire de ce fait à l’acceptabilité du signal. » Un constat qui a pesé dans la décision finale.
L’impact financier est loin d’être négligeable. Aux tarifs d’août 2026, le kilowattheure s’élève à 0,7295 euro TTC en heures pleines rouges, contre seulement 0,1654 euro un jour bleu — soit un écart de plus de quatre fois. Le tarif blanc, lui, s’établit à 0,1921 euro. Ces prix s’appliquent aux heures pleines, entre 6 heures et 22 heures, un barème distinct étant prévu pour la nuit.
Un point important à garder à l’esprit : l’exclusion du tarif rouge ne garantit pas automatiquement un jour bleu les 24 et 31 décembre. Ces journées pourront tout à fait être classées blanches.
Des jours rouges mieux répartis pour limiter les flambées du prix de l’électricité
Pour prévenir toute nouvelle concentration de journées coûteuses en fin de saison hivernale, la CRE fait également évoluer la méthode de sélection des jours rouges. RTE adoptera désormais la méthode des jours de période de pointe, conçue pour identifier plus précisément les moments de tension sur le réseau électrique. Un mécanisme de répartition viendra empêcher qu’une majorité de jours rouges se retrouve regroupée en fin d’hiver, comme ce fut le cas en mars dernier.
Le nombre total de jours rouges reste inchangé à 22 journées. C’est uniquement leur mode de sélection qui évolue, en parallèle de la protection accordée aux deux réveillons. La nécessité de maîtriser sa consommation pendant le reste de l’hiver demeure entière.
En cas de tensions sur le réseau durant les fêtes, les alertes Ecowatt pourront inviter les consommateurs à réduire volontairement certains usages. Pour les abonnés Tempo, le réflexe essentiel reste de vérifier la couleur annoncée pour le lendemain via les outils d’EDF. Une amélioration de l’anticipation est prévue à partir de novembre 2027, date à laquelle certains jours rouges pourront être signalés deux jours à l’avance. En attendant, les foyers concernés pourront préparer les repas des 24 et 31 décembre sans redouter le tarif rouge en heures pleines.


