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Bien-être

Cette erreur avec la lumière en quittant une pièce compromet vos économies d’énergie, selon les experts

Éteindre la lumière en quittant une pièce : une habitude pas toujours aussi rentable qu’on le croit

Depuis des années, le réflexe d’éteindre la lumière en sortant d’une pièce s’est ancré dans de nombreux foyers. On pense ainsi éviter de gaspiller inutilement de l’électricité, surtout quand les factures s’envolent. Chaque pression sur l’interrupteur semble alors se traduire directement par une économie sur la note finale.

Pourtant, les spécialistes en économie d’énergie tempèrent ce raisonnement. Selon OkDiario, média espagnol, « les experts indiquent qu’il faut tenir compte à la fois du type d’éclairage et du temps pendant lequel la pièce restera inoccupée ». En clair, tout dépend du type d’ampoule installée chez vous.

LED, halogènes et incandescentes : des règles bien différentes selon le type d’ampoule

Les ampoules LED sont aujourd’hui les plus efficaces sur le plan énergétique. Elles convertissent la grande majorité de l’électricité consommée en lumière, affichant une consommation pouvant aller jusqu’à 90 % inférieure à celle des ampoules à incandescence classiques. Avec une durée de vie moyenne d’environ 25 000 heures, les allumer et les éteindre fréquemment n’a pratiquement aucun impact sur leur longévité.

Les ampoules halogènes, en revanche, restent très énergivores. D’après OkDiario, entre 80 et 90 % de l’énergie qu’elles consomment se dissipe en chaleur, pour une durée de vie comprise entre 1 000 et 2 000 heures seulement. Autant dire qu’il vaut mieux les éteindre dès qu’une pièce se vide. Quant aux ampoules à incandescence traditionnelles, elles ne convertissent qu’environ 10 % de leur énergie en lumière, avec une espérance de vie de 750 à 1 000 heures à peine. Selon OkDiario, remplacer ces ampoules conventionnelles par des LED peut représenter une économie d’environ 72 euros sur la durée de vie d’une seule ampoule.

Ampoules fluocompactes : pourquoi la règle des 15 minutes change tout

Avant que les LED ne s’imposent massivement, les ampoules fluocompactes — communément appelées CFL — avaient été présentées comme la solution idéale pour réduire sa consommation. OkDiario leur attribue une efficacité d’environ 85 % et une durée de vie moyenne de 8 000 heures. Par ailleurs, le pic de consommation au moment de l’allumage ne génère pas réellement de surcoût électrique : ce mythe bien répandu ne tient pas à l’analyse.

Le vrai problème des CFL, c’est leur sensibilité aux cycles d’allumage et d’extinction répétés. D’après OkDiario, leur durée de vie se dégrade significativement si on les sollicite trop souvent. Les experts recommandent donc de les laisser allumées pour des absences inférieures à 15 minutes, et de ne les éteindre que si la pièce restera vide plus longtemps. Le vrai levier d’économie reste toutefois leur remplacement progressif par des LED.

Chauffage, lumière nocturne : les autres priorités à ne pas négliger

Il faut également replacer l’éclairage dans son contexte global. EDF rappelle que le chauffage représente à lui seul plus de 60 % de la consommation d’énergie d’un logement. L’entreprise précise qu’« 1 °C en moins dans le logement, c’est réduire sa consommation de chauffage de 7 % ». Optimiser le thermostat, utiliser des variateurs ou installer des minuteries et des détecteurs de présence constitue donc un levier bien plus puissant que le simple geste d’éteindre une ampoule LED.

Le Cerema soulève par ailleurs une autre dimension souvent oubliée : l’impact de l’éclairage artificiel nocturne sur la faune. Selon l’organisme, « l’introduction de lumière artificielle la nuit affecte le comportement et la physiologie de nombreuses espèces animales ». Limiter les lumières extérieures inutiles dans un jardin permet ainsi de réduire légèrement la facture tout en contribuant à préserver la vie nocturne locale.