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Vols annulés ou retardés : le classement noir des compagnies aériennes qui refusent de vous indemniser

En bref

AirAdvisor classe TAROM comme la compagnie aérienne la moins coopérative pour indemniser les passagers en cas de vol annulé ou retardé, avec seulement 23,3 points sur 100 et 3,3 % de réclamations résolues.

Trois points à retenir

  1. TAROM obtient le pire score avec 23,3/100, suivie de AeroItalia, Ryanair, Air Europa, Lufthansa et easyJet dans le classement des compagnies peu enclines à indemniser.
  2. Le règlement CE 261/2004 prévoit jusqu'à 600 euros d'indemnisation pour un vol retardé d'au moins trois heures ou annulé moins de 14 jours avant le départ.
  3. Les compagnies peuvent refuser l'indemnisation en cas de conditions météorologiques dangereuses ou de problème de sécurité, mais pas pour une grève interne.

La réponse en bref

Les compagnies aériennes les moins coopératives pour indemniser sont TAROM, AeroItalia, Ryanair, Air Europa, Lufthansa et easyJet, selon l'indice d'honnêteté 2026 d'AirAdvisor.

Ces compagnies aériennes qui bloquent vos demandes d’indemnisation

Un vol annulé ou retardé de plusieurs heures, c’est déjà une mauvaise surprise. Mais la vraie épreuve commence parfois ensuite, quand il s’agit d’obtenir réparation. Dans son indice d’honnêteté 2026, AirAdvisor a scruté les réclamations de passagers à travers le monde pour repérer les transporteurs les moins enclins à coopérer.

La méthodologie repose sur une base solide : 68 283 réclamations analysées, adressées à 59 compagnies aériennes entre janvier et juin 2026. Sur ces 59 compagnies, seules 22 ont été retenues dans le classement final. Et certains résultats sont particulièrement révélateurs.

La lanterne rouge revient à la compagnie roumaine TAROM, avec un score de seulement 23,3 points sur 100. Un chiffre accablant, surtout quand on sait que seulement 3,3 % des réclamations ont abouti à une résolution, tandis que 46,7 % ont dû passer par une procédure judiciaire.

Le palmarès des mauvais élèves

D’autres grandes compagnies figurent également dans ce classement peu enviable. AeroItalia décroche 29,1 points, suivie de Ryanair avec 34,2, puis d’Air Europa à 34,6, de Lufthansa à 37,7 et d’easyJet à 38,8.

Le cas d’easyJet mérite une attention particulière : au moment de l’étude, seulement 0,3 % des réclamations retenues avaient été réglées. Ces chiffres ne signifient pas que ces transporteurs refusent systématiquement toute indemnisation, mais ils indiquent clairement que les démarches peuvent s’avérer longues et épuisantes pour les passagers qui font valoir leurs droits.

Un contexte européen marqué par de nombreuses perturbations

Ces difficultés s’inscrivent dans un contexte de forte instabilité du trafic aérien en Europe. En France, une grève nationale des pilotes et personnels de cabine avait été annoncée du 17 au 21 octobre 2026. Le préavis a finalement été suspendu le 9 octobre, après des avancées dans les négociations avec le gouvernement.

L’Italie a également traversé une période difficile le 16 octobre dernier. Une panne affectant le réseau de transmission de données utilisé pour les services de contrôle aérien a provoqué retards et annulations dans plusieurs aéroports, notamment à Rome, Milan et Naples. Le dysfonctionnement avait été identifié durant la nuit, et les systèmes de secours avaient permis de maintenir le trafic normalement jusqu’à 6 heures du matin. L’aggravation de la situation a ensuite contraint les autorités à restreindre temporairement le nombre d’appareils autorisés à évoluer dans l’espace aérien.

Quels droits pour les passagers face à un vol annulé ou retardé ?

Face à ces perturbations, les voyageurs ne sont pas démunis. Le règlement CE 261/2004 de l’Union européenne encadre les droits des passagers aériens et prévoit une indemnisation dans plusieurs cas précis : lorsqu’un vol arrive à destination avec au moins trois heures de retard, ou lorsqu’il est annulé moins de 14 jours avant la date de départ, sous certaines conditions.

Le montant de l’indemnisation peut atteindre jusqu’à 600 euros par passager, en fonction de la distance du trajet. Toutefois, toutes les perturbations ne donnent pas automatiquement droit à une compensation.

Quand la compagnie peut-elle légitimement refuser ?

Certaines situations permettent à la compagnie aérienne de se soustraire à l’obligation d’indemnisation. C’est notamment le cas lorsque des conditions météorologiques dangereuses rendent le vol impossible, ou qu’un problème de sécurité survient. En revanche, une grève interne au personnel de la compagnie ne constitue généralement pas un motif valable pour refuser de vous dédommager.

Si la compagnie oppose un refus, elle doit être en mesure de justifier sa décision de manière claire. En cas de réponse insatisfaisante, il est possible de saisir l’organisme compétent pour traiter ce type de litige. Ne renoncez pas dès le premier refus : vous pourriez passer à côté d’une indemnisation à laquelle vous avez pleinement droit.