En bref
Chaque degré au-dessus de 20 °C augmente la consommation de chauffage d'environ 7 %, selon l'IDAE espagnol, avec des recommandations de températures différenciées par pièce pour maîtriser la facture.
Trois points à retenir
- Chauffer à 22 ou 23 °C au lieu de 20 °C représente un surcoût de 14 à 21 % sur la facture de chauffage.
- Les chambres nécessitent seulement 16 à 18 °C, la salle de bain 22 °C lors de la douche, et les couloirs environ 17 °C.
- Un thermostat programmable couplé à des vannes thermostatiques peut générer entre 8 et 15 % d'économies d'énergie annuelles.
La réponse en bref
Oui, au-dessus de 20 °C, chaque degré supplémentaire augmente la consommation d'environ 7 %, ce qui peut représenter un surcoût de 14 à 21 % si l'on chauffe à 22-23 °C.
Le réflexe du thermostat et ce qu’il coûte vraiment
Dès que les températures chutent, le geste est presque automatique : on monte le thermostat d’un cran, en se disant que ça ne changera pas grand-chose. Pourtant, derrière cette habitude innocente se cache un mécanisme bien précis, chiffré par les spécialistes de l’énergie, qui influe directement sur le montant de votre facture de chauffage.
Pendant des années, la règle des 19 °C a fait office de boussole pour beaucoup de foyers. Aujourd’hui, les agences de l’énergie et les experts s’accordent sur un nouveau repère : 20 °C. Un chiffre simple, mais surtout le point à partir duquel chaque degré supplémentaire commence à peser lourd sur les dépenses.
20 °C, le seuil à ne pas dépasser si vous voulez maîtriser votre budget
L’Institut pour la diversification et l’économie d’énergie espagnol (IDAE) est très clair sur le sujet : « chaque degré supplémentaire augmente la consommation d’énergie d’environ 7 % ». Selon cet organisme public, « entre 19 et 21 degrés sont suffisants pour presque tout le monde, et avec 20 on maintient le bien-être dans un logement ».
Nick Barber, expert en gestion énergétique, précise d’ailleurs que « cette température a été définie comme un compromis économique plutôt que comme un véritable optimum de confort ». La formule pour estimer le surcoût est directe : multipliez votre facture de chauffage par 7 %, puis par le nombre de degrés que vous maintenez au-dessus de 20 °C. Chauffer un salon à 22 ou 23 °C représente donc un surcoût de 14 à 21 % — une réalité qui mérite réflexion.
Les températures idéales pièce par pièce pour limiter l’impact des 7 %
Le confort thermique ne se résume pas à un réglage unique pour toute la maison. Brad Roberson, spécialiste des systèmes de chauffage, souligne que « la sensation de confort thermique dépend de nombreux facteurs au-delà de la simple température ». L’IDAE recommande une gestion différenciée selon les espaces :
- Pièces de vie : environ 20 °C.
- Chambres : entre 16 et 18 °C, et de 15 à 17 °C la nuit.
- Salle de bain : 22 °C au moment de la douche.
- Couloirs et zones de passage : autour de 17 °C.
- Cuisine : légèrement moins, la chaleur des appareils compensant naturellement.
Cette logique évite de chauffer l’intégralité du logement au même niveau alors qu’une seule pièce est occupée en soirée. Elle réduit également les risques de condensation et de moisissures, tout en concentrant les degrés — et donc les dépenses — là où on en tire vraiment bénéfice.
Thermostat programmable, vannes thermostatiques et bons réflexes : reprendre le contrôle des 7 %
Pour appliquer ces consignes sans efforts quotidiens, le thermostat programmable ou connecté reste la solution la plus efficace. L’IDAE indique qu’un système de régulation adapté aux horaires et aux habitudes du foyer permet d’ajuster la température de manière cohérente, sans allumer et éteindre le chauffage au hasard.
Couplé à des vannes thermostatiques sur chaque radiateur, ce type d’installation peut générer entre 8 et 15 % d’économies d’énergie annuelles, selon les estimations des organismes spécialisés.
Au quotidien, quelques gestes suffisent à optimiser le tout : aérer une dizaine de minutes le matin fenêtres grandes ouvertes, puis relancer le chauffage ; descendre à environ 15 °C lorsque le logement reste vide plusieurs heures ; réduire de 4 à 5 degrés en cas d’absence prolongée ; et profiter de l’inertie des murs et des volets fermés la nuit pour limiter les pertes. Des radiateurs purgés, non obstrués par des meubles, associés à des fenêtres bien isolées, permettent déjà de reprendre la main sur ces fameux 7 % par degré.


