En bref
Ikea a lancé en Belgique une marketplace de seconde main pour ses membres Family, permettant de revendre des meubles avec un prix conseillé automatique et un paiement en espèces ou carte cadeau bonifiée de 15 %.
Trois points à retenir
- Faire retapisser un fauteuil coûte environ 650 € en moyenne, presque autant qu'un meuble neuf, rendant le bricolage plus accessible.
- Coller des tasseaux de bois verticaux sur les façades de tiroirs crée un effet cannelé tendance sans coup de peinture.
- L'ADEME propose un Bonus Réparation de 30 à 65 € pour certains meubles confiés à des professionnels labellisés.
La réponse en bref
Ikea a lancé une marketplace de seconde main en Belgique pour ses membres Family, permettant de revendre des meubles avec un prix conseillé automatique et un paiement bonifié. Cette solution s'inscrit dans une démarche de réemploi et d'upcycling qui réduit l'empreinte environnementale.
Rénover plutôt que remplacer : une alternative qui a du sens
Un canapé défraîchi, une commode héritée qui ne reflète plus votre style… L’envie d’acheter du neuf arrive toujours trop vite. Pourtant, face à l’inflation et à l’impact environnemental du mobilier jetable, de nombreux foyers cherchent une autre approche. Il existe des méthodes simples et efficaces pour offrir une seconde vie à ses meubles sans sacrifier le style ni vider le portefeuille.
Baguettes de bois collées sur des façades, housses confectionnées à partir d’une nappe en lin, plateformes de seconde main prêtes à reprendre vos pièces usées : ces solutions transforment concrètement le quotidien. Elles s’inscrivent dans un vaste mouvement de upcycling, où la structure du meuble est conservée mais son apparence entièrement réinventée. Le résultat, parfois, semble tout droit sorti d’un magazine de décoration.
Pourquoi éviter le neuf quand on peut prolonger la durée de vie de ses meubles
Faire retapisser un fauteuil par un professionnel coûte en moyenne environ 700 dollars, soit autour de 650 €. Le tissu d’ameublement seul peut atteindre 60 dollars le mètre, soit près de 55 €. Pour beaucoup de familles, c’est presque le prix d’un meuble neuf. Prolonger la vie de ce que l’on possède déjà, grâce à un peu de bricolage, devient donc une solution durable nettement plus accessible.
La question des déchets pèse tout autant dans la décision. L’ADEME rappelle, via sa plateforme « Que faire de mes meubles ? », que le réemploi et la réparation doivent impérativement précéder l’enfouissement ou l’incinération. L’organisme a même mis en place un Bonus Réparation de 30 à 65 € pour certains meubles confiés à des professionnels labellisés, confirmant que la priorité va clairement à la prolongation de la durée de vie plutôt qu’au tout-jetable.
Relooker ses meubles avec des tasseaux cannelés et des nappes en lin
Pour redonner vie à une commode ou un buffet un peu daté, une technique séduit de plus en plus les bricoleurs : coller des tasseaux de bois verticaux sur les façades des tiroirs pour créer un effet cannelé tendance. De fines baguettes de 1 à 2 cm de large sont découpées à la hauteur exacte du tiroir, légèrement poncées, puis collées côte à côte avec de la colle à bois ou une colle néoprène.
Il faut ensuite laisser sécher entre 24 et 48 heures avant d’appliquer un vernis mat ou une huile-cire protectrice qui met en valeur le relief. Le matériel nécessaire reste très limité :
- Tasseaux en pin ou sapin, faciles à travailler et à découper ;
- Scie à dos ou scie à onglet pour des coupes nettes ;
- Papier de verre et mètre pour un alignement précis ;
- Colle à bois et serre-joints pour une fixation solide.
En soignant l’alignement et en respectant un espacement régulier de quelques millimètres entre chaque baguette, le meuble gagne un look contemporain sans le moindre coup de peinture — que la structure soit en bois massif, contreplaqué ou mélaminé.
Quand la seconde main prend le relais : revendre, donner et nouvelles plateformes
Autre situation courante : le meuble ne vous convient plus, même après un relooking réussi. Plutôt que de le déposer en déchetterie, le réemploi reste la solution la plus logique. L’ADEME oriente d’ailleurs vers les ressourceries, associations caritatives, dépôts-vente et petites annonces entre particuliers, afin que l’objet trouve un nouveau foyer plutôt que de finir en déchet. Cet upcycling peut même augmenter la valeur du meuble si le relooking est bien exécuté.
Les grandes enseignes s’engagent également dans cette direction. En Belgique, IKEA a lancé le 29 avril 2026 une marketplace de seconde main réservée aux membres IKEA Family. Le principe est simple : vous publiez quelques photos, la plateforme génère automatiquement un prix conseillé et une fiche produit claire, puis l’acheteur vous contacte directement. Le paiement peut s’effectuer en espèces ou en carte cadeau bonifiée de 15 %, utilisable sans limite de temps dans les magasins de l’enseigne.
Une manière de véritablement boucler la boucle : on revend ce dont on ne veut plus, on équipe son intérieur sans acheter du neuf à tout prix, et l’on réduit au passage l’empreinte environnementale de son logement.


