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Bien-être

Bois de chauffage à 7 € le stère : dépêchez-vous, les inscriptions en mairie se terminent fin du mois

En bref

Certaines communes françaises proposent du bois de chauffage à partir de 7 euros le stère via l'affouage, un dispositif historique permettant aux résidents d'accéder à des coupes forestières communales moyennant une participation financière modeste.

Trois points à retenir

  1. L'affouage, pratique médiévale, permet d'obtenir du bois à 7-13 euros le stère dans certaines communes du nord-est possédant des forêts communales, avec inscriptions limitées jusqu'à fin octobre.
  2. Les bénéficiaires doivent souvent abattre, débiter et transporter eux-mêmes le bois, qui nécessite ensuite un séchage prolongé avant utilisation.
  3. Le chèque énergie 2026 (48 à 277 euros selon revenus) et des aides locales comme les prêts CAF ou le FSL offrent des alternatives pour réduire la facture de chauffage.

La réponse en bref

Oui, mais uniquement dans les communes pratiquant l'affouage et avant la clôture des inscriptions fin octobre. Les tarifs varient de 7 à 13 euros le stère selon la localité, mais le bois doit être coupé et séché par le bénéficiaire.

Un stère de bois pour quelques euros seulement : la pratique ancienne que peu de gens connaissent

Avec le retour des températures hivernales, les propriétaires d’un poêle ou d’une cheminée pensent à reconstituer leurs stocks de bois. Pourtant, entre le coût des bûches, la livraison et les volumes nécessaires pour chauffer correctement un logement, la note peut vite devenir salée. Il existe heureusement des alternatives, dont une solution encore largement ignorée du grand public permettant d’obtenir du bois de chauffage pour une poignée d’euros.

Selon Capital, certaines communes françaises mettent du bois à disposition de leurs habitants dès 7 euros le stère, via un dispositif historique baptisé l’affouage. Ce mécanisme s’avère particulièrement avantageux pour les résidents des zones forestières, sous réserve de remplir quelques conditions. Et pour ceux qui n’y ont pas accès, d’autres aides permettent tout de même d’alléger la facture de chauffage.

L’affouage : cette démarche en mairie qui permet de payer son bois bien moins cher

L’affouage est une pratique qui remonte au Moyen Âge. Elle autorise les municipalités possédant des forêts communales à réserver une part du bois issu des coupes forestières à leurs administrés, en échange d’une participation financière modeste. Ce n’est donc pas un droit de ramassage libre en forêt : seules les parcelles et coupes expressément désignées par la commune sont accessibles.

D’après l’Office national des forêts (ONF), ce dispositif reste surtout présent dans le nord-est de la France, là où les forêts communales sont abondantes. Les tarifs affichés sont particulièrement attractifs. Pour la campagne 2026-2027, la commune de Courtelevant, dans le Territoire de Belfort, propose certaines essences à 7 euros le stère, et d’autres à 12 euros. À Arcey, dans le Doubs, le prix annoncé est de 8,50 euros, tandis qu’à Pagny-sur-Moselle, en Meurthe-et-Moselle, il s’élève à 13 euros.

Ces tarifs sont propres à chaque commune et ne reflètent aucun barème national. Les inscriptions sont limitées dans le temps : à Courtelevant, elles ferment le 23 octobre 2026, et à Arcey comme à Pagny-sur-Moselle, les habitants disposent jusqu’au 30 octobre pour soumettre leur demande.

Affouage communal : comment s’inscrire pour obtenir du bois à petit prix ?

Pour savoir si votre commune propose l’affouage, la première étape consiste à contacter directement votre mairie ou à consulter son site officiel. Chaque municipalité fixe ses propres critères d’attribution : certaines réservent le dispositif aux résidents permanents, exigent un justificatif de domicile ou plafonnent la quantité accordée par foyer.

Selon l’ONF, les lots peuvent être répartis par tirage au sort, et c’est le conseil municipal qui détermine les tarifs ainsi que les conditions d’exploitation. Il est donc recommandé de se manifester tôt, car les campagnes d’inscription ouvrent parfois dès le début de l’automne.

Avant de s’engager, il est également important de vérifier dans quel état sera fourni le bois. Dans certaines communes, les bénéficiaires doivent eux-mêmes abattre, débiter, fendre et transporter les arbres ou branches attribués. Cela implique de disposer du bon matériel, de respecter les consignes de sécurité et de prévoir un espace de stockage adapté.

Autre point à ne pas négliger : le bois fraîchement coupé ne peut pas être brûlé immédiatement. Il doit sécher pendant une période suffisante pour atteindre un taux d’humidité compatible avec une utilisation en chauffage. Un stère obtenu à très bas prix constitue donc une excellente affaire sur le long terme, mais pas forcément une réponse immédiate aux besoins de cet hiver.

Chèque énergie, CAF, aides locales : les autres solutions pour réduire sa facture de bois

Si votre commune ne pratique pas l’affouage, il est possible de se tourner vers le chèque énergie, destiné aux foyers aux revenus modestes. En 2026, son montant varie entre 48 et 277 euros, selon les ressources et la composition du ménage. Cette aide peut notamment être utilisée pour régler une facture de bois auprès d’un professionnel qui l’accepte comme moyen de paiement.

Les bénéficiaires identifiés automatiquement ont reçu leur chèque à partir d’avril 2026. Si vous pensez remplir les conditions sans en avoir obtenu un, une demande reste ouverte jusqu’au 31 décembre 2026 sur le site officiel dédié. Inutile donc d’attendre la fin de la saison froide pour vérifier ses droits.

D’autres dispositifs peuvent venir compléter cette aide :

  • Certaines caisses d’allocations familiales (CAF) proposent, selon le département et les ressources du foyer, des prêts ou des aides pour l’achat de combustible. Dans l’Oise, par exemple, la CAF prévoit un prêt sans intérêt pouvant aller jusqu’à 1 500 euros pour financer du bois ou des granulés, sous conditions.
  • Les ménages en difficulté peuvent également se rapprocher de leur centre communal d’action sociale (CCAS) ou des services sociaux du département pour s’informer sur les aides locales et le Fonds de solidarité pour le logement (FSL), dont les modalités varient selon les territoires.
  • Les propriétaires souhaitant remplacer un vieux poêle ou une cheminée peu performante peuvent enfin explorer les dispositifs MaPrimeRénov’, les certificats d’économies d’énergie (CEE) ou le Fonds Air Bois, lorsqu’ils sont disponibles. Ces aides financent l’équipement et les travaux, et non les bûches elles-mêmes, mais contribuent à réduire durablement la consommation de bois au fil des années.